Wednesday, August 12, 2009

Jean-François Spricigo


(…) Etrange photographe, celui qui tournant son objectif vers la perpétuelle et inquiétante mutité des choses, nous les montre non dans leur présence réelle, mais dans leur possible et sensible évanouissement. C’est dans cette évanescence, peut-être, que repose la vraie nature du tragique. L’univers de Jean-François Spricigo n’est guère plus étendu que la distance où porte son regard. Il est fait de moments banals, de voyages peu lointains, de visages familiers, de présences amies, d’animaux dépourvus d’exotisme. Pourtant, c’est un monde du glissement, un monde où tout se transforme sans cesse ainsi que dans les mythes fondateurs des grecs, un univers où les lumières émergent de l’intérieur de l’image, à l’exemple des lueurs qui guident vers la mort ou le salut les héros des contes de fées. Les images semblent émerger d’une profondeur d’ombre infinie, le mouvement qui les habite n’est plus celui de la photographie, pas encore celui du cinéma. Il est le mouvement du récit, de la narration, du conte. Toutes ces photographies se répondent, s’appellent, s’engendrent les unes les autres en un réseau potentiellement infini. Un réseau qui couvre son monde, comme si la carte se superposait exactement au territoire, comme si l’image transposait exactement le songe. Les photographies de Spricigo sont étoilées de fractures, parsemées de traces et d’accidents, d’éraflures et de manques. Il les accepte et en fait œuvre, le coup de dés du hasard n’a jamais été aussi présent que dans cette œuvre, pourtant maîtrisée de bout en bout.

(…) Le grain prend ici une ampleur somptueuse, une violence troublante, devient lui-même part du récit qui s’élabore. Mais Spricigo n’entreprend nullement un grand récit philosophique (…). Il reste dans l’en deçà, son monde n’appartient qu’à lui. Il le fait nôtre pourtant, notre recherche d’une image fondatrice et originelle surgie droit de la mémoire et de l’enfance, trouve son accomplissement dans sa vérité à lui. C’est cela. « Ça a été » aussi pour nous. C’est en quoi son univers apparemment si restreint, si étroit, touche à l’universel. Peu d’artistes possèdent l’apanage de faire disparaître en un seul geste la frivolité et la superficialité, d’aller droit à l’essentiel et de ne pas s’en écarter, dans un art aussi mince que celui de la photographie, nous découvrons la « profondeur de la peau » évoquée par Nietzsche.

Le monde intime que cette œuvre ouvre pour nous semble trouver son essence dans la dernière phrase écrite par Gérard de Nerval, le soir même de sa mort :
« Ne m’attendez pas ce soir car la nuit sera noire et blanche. »

Anne Biroleau

Thursday, August 06, 2009

Images d'Italie du Nord Est

Images de Venise, la fête à San Giacomo del Orio, comme tous les étés des groupes viennent chanter sur une scène aménagée, de 21h à minuit, après tout le monde rentre, après avoir dégusté des spécialités de pâtes et de viande dont les bénéfices iront à la paroisse.

Images de Vérone, ses spécialités de pâtisserie, le balcon où Juliette entend Roméo, dans Shakespeare seulement!




Thursday, June 18, 2009












Miss Barbara J. was having fun at my place (not recently though!)

Monday, June 15, 2009







Un balcon à Noto, dans la région de Syracuse ; promenade à la vallée des temples et vitrine de Pâques à Taormina.




A Bruxelles, un des marché aux puces du samedi recèle parfois de belles surprises, ainsi que des objets joliment kitchs!

Berlino (Berlin en italien)

Une jeune femme vendant des saucisses et des frites aux voyageurs affamés et frigorifiés, en juin! tard le soir. Son stand se trouve sur le quai du train, le U-Bahn, le S-Bahn c'est le métro, nuance!

Vue du métro de la tour Schlesisches pas loin du quartier turque très animé du Kreuzer, l'East End Gallery tout près présente à ciel ouvert de nouvelles peintures sur des reste du Mur, sur près d'un kilomètre.

La Porte de Brandebourg, vue de "l'autre côté" avec une image peinte de la Trabant, véhicule emblematique de l'ex-Alemagne de l'Est, il y a des safaris urbains proposés dans ces automobiles.



Friday, January 02, 2009

NY, NY






Ci-dessus quelques unes de mes photos numériques, différentes de mon travail argentique.

New York, semblable et renouvelée, Tudor City ou Little Odessa, Williamsburgh, Brighton Beach ou Greenwich Village ; un voyage en Europe, de l'autre côté de l'Atlantique.

Si on aime Matisse on peut suivre son cheminement pictural dans plusieurs musées, sur la 5ème Avenue, même chose pour Jackson Pollock.
Le MOMA a joliment fait peau neuve et le vendredi vers 16h la queue fait le tour du "pâté de maison" car l'entré est gratuite! Et puis aussi un Picasso seulement visible ici : "Les Demoiselles d'Avignon".
Avant ou après on traverse le park, on prend le bus vers le sud de la ville, manger un cup cake chez Magnolia, faire un tour à Chelsea, où les galleries, énormes, proposent une autre vision du monde, on fait du shopping à Noho ou Soho (North ou South of Houston Street) dont les devantures me subjuguent!

Puis, le voyage continue à Brooklyn. C'est un autre monde ; Williamsburgh regorge de "nouveaux" touristes qui découvrent l'autre côté du pont, celui de Brooklyn, ou de Manhattan, qu'ils ont traversé à pied.
A Little Odessa, que l'on retrouve dans tous les films de James Gray, on parle, on mange russe, on entend le métro aérien qui vrombit au dessus de nos têtes, on pense aux personnages de "Two Lovers", de "We own the night"...

Comme Venise, NYC est en construction perpétuelle ; l'immeuble du New York Times de Renzo Piano en est un bel exemple (achevé), d'autres lignes de métro seront ajoutées pour les habitants de l'East Side, ils auront moins besoin de circuler en sous-sol.

New York toujours la même.
Le brassage des populations, des langues, des américains eux-mêmes, tout est là. Toujours.

Thursday, January 01, 2009

L'"exotisme" à Paris.



Ou plutôt du côté d'Ivry.
La Russie à Paris, donc.

(ci-dessus deux "photographies" de deux belles peintures de Nikolaï Dronnikov).

William, un ami anglais polyglotte, voyage souvent vers les pays slaves. Il apprend la langue russe, il connaît des russes à Paris. On va à Honfleur durant le festival du film russe avec Olga, Marinka et les autres, russes ou pas.
Durant un week end pluvieux, nous sommes une sorte de famille recomposée, nous dormons dans une grande maison de famille.
On mange des pirojki.

J'ai aidé William à choisir et à mettre en place l'exposition de ses photos prises en Russie l'été dernier.
J'y étais presque!
Kolaï Dronnikov y montrait aussi quelques unes de ses toiles et là aussi j'y étais! Mes yeux étaient à la fête!

J'ai décidé d'acquérir un petit peu de Russie, à défaut d'y avoir posé les pieds.
Pour cela, j'ai visité la maison russe de Kolaï, remplie de peintures, de la cave au grenier, de sculptures sur bois, posées de ci de là, dedans et dehors. Et puis, aussi, le petit atelier de typographie d'où sortent d'autres dessins, destinés à illustrer des poèmes de ses amis illustres. Des portraits de Soljenistsyne et de Rostropovitch accompagnent Kolaï et sa famille vers les étages de la maison.

Kolaï vit en France depuis plus de trente ans. La révolution l'a jeté hors de son pays, il n'a même pas donné ses toiles ou ses archives à ses amis, de peur que ce qu'il avait créé ne leur nuise... Il peint la Russie lors de ses séjours près de Moscou. Il aime aussi Paris. Sur ses toiles, la ville lumière apparaît au crépuscule, le temps de voir et de recréer la lumière du soir, puis de rentrer dans sa Russie à Ivry.

Sunday, November 18, 2007

Americans are NOT stupid - WITH SUBTITLES

copier et puis coller et puis regarder...

http://fr.youtube.com/watch?v=fJuNgBkloFE